J'étais un dévoreur de bouquin étant jeune et j'avais une sacrée chance : la bibliothèque de mon village (200 habitants) était réputée dans tout le comté pour son activité, son spectre très large de bouquins et sa capacité à trouver des livres rapidement sur simple demande (les gens faisaient vraiment beaucoup de kilomètre tout les mercredi et dimanches, c'était fou pour une bibliothèque de campagne).
Donc discrètement j'ai eu l'occasion de m'informer sur ma sexualité, j'ai pu me documenter, lire des témoignages (j'avais pas internet à cette époque) ou des histoires qui bien qu'inventées étaient souvent intéressantes et donnaient une dimension réelle à mes sentiments. Je me disais que si c'était écrit noir sur blanc, je devais pas être le seul à ressentir ce que je ressentais.
Une année, j'ai d'ailleurs eu le privilège de remettre le "prix ados de la ville de rennes" à Marie-Aude murail et son livre "oh boy !" traitant de plusieurs thème dont l'un était l'homosexualité. J'ai du être l'une des personnes les plus heureuses que son livre emporte le prix parce qu'il m'avait touché et m'avait vraiment fait me sentir normal.
Tout ça pour dire que les livres m'ont beaucoup apportés en premier lieu. Je précise que c'était des livres (ou des mags.) et non des fascicules ni des brochures éducatives ... C'est bien le dernier truc que j'aurais lu. Ils sont vraiment trop peu attractifs et trop peu satisfaisant. En second lieu, ça a été internet
Pour l'éducation, je pense qu'on devrait accorder un temps pour expliquer aux jeunes que l'homosexualité existe et pas seulement d'un point de vue sexuel qui stigmatise vraiment le terme à mon avis mais plutôt en expliquant en quoi ça consiste d'un point de vue social (je veux dire au quotidien). Mais est-ce synthétisable sans rentrer dans des généralités ? c'est une autre question...
La seule évocation gay que j'ai jamais eu au collège était le baiser fougueux de deux acteurs pendant une pièce au TNB. Les deux acteurs était passés dans mon collège le lendemain pour un jeu de questions/réponses et bien évidement j'ai lancé des questions : "Qu'est ce que ça fait ?", "Pourquoi ?", "Ils s'aiment ?". Etonnamment, ça intéressait pas mal de personne mais aucun n'osait. C'est donc la seule fois où j'ai pu en discuter ouvertement.
( modéré par Torus )Le logiciel libre c'est comme le sexe, c'est meilleur quand c'est gratuit ! (Linus B. Thorvald)